Pause Bao Bros ;p

La vidéo ci-dessous a été mise en ligne y a super longtemps et comme je trouve que c'est une des moins ratées, j'ai bien envie de lui refaire de la pub :)
En gros, on s'est tapé un trip parodie de bandes-annonce à la Harry Potter, Narnia, et tant d'autres, qui dévoilent tout le film sans le vouloir. C'est aussi l'occasion de faire entendre notre superbe accent anglais (nous sommes tous bilingues si vous tenez à le savoir!) et de montrer le talent des costumiers et maquilleurs, parce que franchement, on devrait avoir un putain d'Oscar rien que pour ça.
On a fait en sorte que vous puissiez deviner la trame cul-cul la praline dans la bande-annonce, si c'est pas le cas c'est qu'on a l'a bâclée =(

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# Posté le vendredi 27 mars 2009 10:06

South Park the movie: bigger, longer & uncut!

South Park the movie: bigger, longer & uncut!
Passés maîtres dans l'art du politiquement incorrect au pays de l'Oncle Sam, Trey Parker et Matt Stone n'en finissent pas de secouer les moeurs. Corrosive, critique, féroce et, il faut bien le reconnaître, vulgaire, leur série télévisée South Park ferait presque pâlir les bonhommes jaunes de Matt Groening. Avec son animation minimaliste, ses dialogues trash incessamment ponctués d'injures et son manque total de retenue, la série peinait à élargir son public aux plus de 25 ans. En 1999, Parker et Stone décident de porter à l'écran les aventures des quatre gamins de cette "quiet little rednecks mountain town" du Colorado. Les réalisateurs espèrent, entre autre, satisfaire à la fois les fans de Stan, Kyle, Kenny et Eric et attirer un nouveau public. Enfin, toujours est-il que les cinéphiles avertis ne jurant que par le sérieux et l'esthétique ne sont pas dans leur ligne de mire.

Au programme, situations incohérentes et références culturelles s'enchaînent pour mener à bien la critique du patriotisme exacerbé des Américains, des relations internationales entre les USA et le Canada; et surtout, du comité de censure et son non-sens: "on peut tout à fait montrer des images d'une extrême violence, tant qu'on n'y entend proférer aucune grossièreté" proclame Sheila Brovolovski. Tout est misé sur l'absurde, l'hypocrisie de la MAPAA, les dialogues crus... et les chansons, la petite nouveauté. Le film n'aura peut-être pas le succès espéré (ceux qui n'aimaient pas la série n'ont guère été plus séduits par le long-métrage xD), cependant, l'humour y prévaut, les chansons braillées comme dans une mauvaise comédie musicale ou le plus mièvre des Disney renforcent le côté parodique et enfin, le discours central sur l'hypocrisie puritaine donne à réfléchir. En assurant son rôle polémico-parodique, avec ironie et culot, South Park the movie remplit tout à fait la fonction qui fait l'intérêt de la série télévisée, faisant presque oubliant son manque de finesse et de subtilité (ce que je préfère soit dit en passant dans la série :D)
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# Posté le dimanche 02 novembre 2008 13:24

Modifié le vendredi 27 mars 2009 10:12

AMV Fight Club: Song 2 (Blur)

CHAOS
CONFUSION
SAVON


The first rule of Fight Club is: you do not talk about Fight Club
The second rule of Fight Club is: you do NOT talk about Fight Club

The first rule of Project Mayhem is: you do not ask questions


Coup de maître (autant cinématographique que littéraire au passage) dépeignant une société de consommation au bord du gouffre et une anarchie grandissante ... On ne se lasse pas des prestations géniales d'Edward Norton et Brad Pitt. David Fincher a relevé la mission de transposer le roman de Chuck Palanniuk à l'écran et c'est une vraie réussite!

Un détail qui m'énerve: les critiques prétentieux. La plupart disent que ce film est anarcho-fasciste, je suis sur le cul. Le réalisateur ne trahit aucune pensée, il suit avant tout le délire schizophrène de son héros, poussé à bout par la société de consommation: il ne nous fait à aucun moment comprendre que la voie choisie par le héros est la bonne. Merde à la critique à la fin! Bon euh à part ça, watch & enjoy, c'est culte! ;p


# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:57

Modifié le dimanche 05 octobre 2008 14:15

Planet Terror - Robert Rodriguez (2007)

Planet Terror - Robert Rodriguez (2007)
Deuxième segment du dyptique Grindhouse, Planète Terreur est une tuerie de gore et d'humour noir, réalisée par Robert Rodriguez le grand pote de Tarantino. Ça commence fort avec une bande-annonce assez caricaturale : La Machette (prononcez Matchété) ou les tribulations d'un agent fédéral mexicain plutôt vénèr ... Puis enfin commence le film (pour de vrai cette fois) avec une scène de go-go dance endiablée dans laquelle on voit une Rose McGowan "Cherry Darling"au top de sa forme se déhancher pour le plus grand plaisir des mâââles ici présents (les filles se consolent avec Freddy "El Rey" Rodriguez). Très vite, l'histoire part en couilles et le second degré devient obligatoire ... Car on ne peut pas apprécier ce film si on le prend au sérieux. Rodriguez est on ne peut plus engagé dans son trip jouissif et vintage : l'image est complètement déglinguée et une bobine manque au milieu du film (ça brouille l'histoire qui est, finalement, très secondaire).

Un très bon moment, donc, que ce nouveau film complètement inscrit dans la lignée du "cool"(les films à la Pulp Fiction, True Romance et bien d'autres). Sincèrement à se fendre la gueule si on adhère au trip de Rodriguez ... Quelques répliques qui méritent d'être retenues :

- Mon chéri, tu restes dans la voiture et si quelqu'un s'approche, à moins que ça soit moi, tu le tues, tu as compris ?
- Même si c'est Papa ?
- SURTOUT si c'est Papa.


Comment va ton moignon ?

Pas de cadavres pour papounet ce soir ...

Un extrait de la critique de Première qui résume bien le film:

"Pour les amateurs de cinéma bis, c'est Disneyland. Les autres auront l'impression de s'être faits voler pendant une heure et demi par Ed Wood. "
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:52

Modifié le dimanche 28 juin 2009 19:46

KIDS - Larry Clark (1995)

"Sexe. Drogues. Skate. Et SIDA"

Le réalisateur de Bully et Ken Park n'en finit pas de secouer les moeurs puritaines! Parfois juste, parfois hyperbolique, son film Kids dépeint une jeunesse décadente. L'histoire se déroulant à New-York un jour de canicule va droit au but sans avoir de message spécial à délivrer. C'est là l'intérêt de ce film: Clark ne juge pas, il constate, témoigne. On ne peut rien contre une jeunesse rebelle, nous dit-il implicitement. Les adolescents du film ne sont pas mauvais par nature, juste ... complètement paumés et à la dérive, je-m'en-foutistes et appliquant à la lettre le proverbe Carpe Diem, oubliant cependant à quel point éphémères leurs vies seront: à la du film, on peut parier que le virus du SIDA a déjà contaminé au moins quatre personnages (un seul en étant conscient).

Alors comment définir un tel film? Drame? Cinéma d'auteur? Provocation? Etude sociologique? Les avis sont mitigés. Un peu des quatre sans doute. Larry Clark est réputé "enfant terrible du cinéma américain" et le prouve une fois de plus. Surtout connu pour ses photographies, il est définitivement un cinéaste de la jeunesse: ses trois principaux films (ceux susmentionnés) en traitent, l'analisent sans concession. A noter que le film a été produit par Gus Van Sant et co-écrit par Harmony Korine, le réalisateur génial de Gummo.

LE CAST

Leo Fitzpatrick: Telly
Chloé Sevigny: Jennie
Justin Pierce: Casper
Rosario Dawson: Ruby

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# Posté le mercredi 28 mai 2008 11:47

Modifié le dimanche 02 novembre 2008 13:32